Témoignages.
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            Un coulonneux passionné


D’où vous est venue cette passion du pigeon ? 
Il y a bien longtemps.   
J’ai commencé, gamin, par avoir des pigeons domestiques.
J’allais à la forge du village, le forgeron était un passionné de pigeons, un coulonneux.
Un jour il m’a donné quelques pigeons, j’avais une petite vingtaine d’années, et c’est ainsi que l’aventure a commencé.

 

 

Comment décririez vous cet animal ?
Je ne sais pas vraiment expliquer, mais c’est un animal qui m’attire.
C’est un animal très attachant.
Avec le temps, l’animal, lorsque vous venez le nourrir, peut venir se poser sur votre tête.


J’aime bien les animaux curieux.     
C’est un peu virus que l’on a en soi.
Personne n’avait ce virus dans la famille à part peut-être un oncle qui était passionné de coqs et de chasse.

 

Pourriez-vous nous parler du fonctionnement des concours ?
Il faut d’abord entrainer les bêtes sur 10-15 km puis 30-40 km.
Ensuite les 1ers concours de vitesse d’une centaine de km sont réalisés.
L’animal est lâché dans la région d’Albert et doit rentrer au plus vite à son domicile.
Ensuite vous avez des concours de demi-fond soient 300-400km (Blois, …).
Puis on trouve les concours de fond qui sont réalisés sur 500-600km (Bourge, …)
On poursuit par les concours de grand-fond sur 700-800km (Brive, …)
Et l’on termine par les concours internationaux de 900km à 1100 km (Exemple : Pau, Bordeaux, Barcelone, …) où les pigeons viennent de l’étranger.

 

Pourriez-vous nous expliquer le système de bagages des bêtes et comment les animaux sont emmenés vers le lieu où on les lâche ?
Les bagues ont une couleur par année de naissance.
Par exemple en 2017, elles étaient rouges.   
Il y a un numéro sur la bague qui identifie l’animal et l’année de naissance de l’animal.
L'éleveur dispose d’un carton permettant d’attester de la propriété de l’animal.
Il y a ensuite une 2ième bague qui porte généralement le numéro de la société colombophile à laquelle vous êtes affilié.
Pour mon cas personnel, j’ai indiqué sur cette 2ième bague un texte suivi de mon N° de téléphone.
Ce texte est « Aidez-moi ».  Mais rarement on les aide lorsqu'ils sont fatigués, perdus, ...
Pour les concours on se rend à la société colombophile où l’on met une bague en choutchouc qui sera déposée dans un constateur par l’éleveur à son retour au pigeonnier. Aujourd'hui cette opération s'est automatisée et lorsque l'animal rentre au bercail, le constateur enregistre électroniquement sont retour à la maision.
Les pigeons sont emmenés en camion sur le lieu de lâché.
Le prix de transport est à la charge de l’éleveur. On peut par ailleurs miser sur son pigeon en vue de gagner de l’argent.
C’est le cas des belges et des hollandais qui pratiquent davantage la mise qu’en France.

Ensuite il faut amener le constateur à la société colombophile lorsque le concours est terminé.
La durée du concours est fonction de la distance à parcourir et de la météorologie.
Il n'est par rare de perdre un pigeon ou deux lors de ces concours.


Comment avez-vous démarré  dans l’élevage, la sélection de pigeons ?
Les 1ers pigeons ont été donnés par des amis.
Pour ma part je n’en vends jamais, je les donne.
Ceux qui ont des très bons pigeons peuvent les vendre.
Un bon pigeon peut se vendre 300, 400, voir 500€.
Bien sûr, ici on est très loin des prix que peuvent pratiquer les riches chinois en mal de pigeons d'exception champion du concours de Barcelone. 


Les grands éleveurs ont un pigeonnier pour vendre.
Certain coulonneux ont des soigneurs.    
Pour les croisements on échange les pigeons entre éleveurs pour obtenir de « petits champions ».  
La sélection, le croisement est quelque chose de difficile.

 

Quelles sont vos plus beaux concours ?                          
Je préfère les concours de fond.
Sur Barcelone je fais souvent un prix.

 

Avez-vous une ou deux anecdotes qui vous tiennent à cœur de partager ?
Je ne sais pas.
C’est surtout l’aspect humain qui m’intéresse.
Quand, il y a une bonne entente dans la société colombophile c’est l'idéal.
On se rencontre, on échange, on parle d’histoires de coulonneux et on boit un verre.
C’est un lieu d’échange.
La passion du pigeon crée du lien social.