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Socx, samedi 22 février 2020 à 18h00

 

Nous venons d’écouter la parole de Dieu à quelques jours de l’entrée en carême.

 

En ce dimanche ordinaire nous avons un enseignement qui tourne autour de ce qui est juste, qui tourne autour de la fraternité.

Dans la première lecture il est déjà question de Sainteté et il nous est rappelé qu’il est nécessaire d’être auprès de son prochain, d’être auprès de son frère, d’être auprès de son voisin.
Il ne faut pas se décourager.


Dans la deuxième lecture de Saint-Paul à la communauté de Corinthe, il nous est dit combien déjà à l’époque les voix sont discordantes. Certains se réclament de Paul, d’autres d’Apollos et d’autres encore de Pierre.  Arrêtons de nous disputer.
Lorsque la haine est là, nous sommes en tension et cela peut nous conduire loin, très loin, parfois jusqu’à la mort.
Nous sommes le corps de Dieu.
En chacun de nous il y a Dieu, il y a en nous une part de Dieu.
Saint-Paul nous dit nous dit à chacun, au travers de son message à la communauté de Corinthiens, qu’il faut cesser de nous disputer.
C’est cela être Chrétien.

Je me souviens des paroles mon père avant qu’il ne devienne chrétien et maintenant il est chrétien, quoique !



L’évangile de ce jour vient clôturer le sermon de la montagne.
Jésus rappelle à ceux qui le suivent, à ceux qui l’accompagne qu’il est pour la paix.
Il y a bien dans
la loi des scribes, la loi du talion, œil pour œil et dent pour dent.
Mais ce n’est pas ce que Jésus recommande.
Je sais que ce Jésus nous dit n’est vraiment pas évident.
J
e sais que ce n’est pas dans la nature humaine qui nous amène lorsque quelqu’un agit sur nous à réagir : Action, Réaction.
Imaginez lorsque quelqu’un va déposer une bombe dans la maison d’un autre comment réagit l’autre. Il va immédiatement déposer un bombe dans la maison du premier.
Et cela devient une spirale infernale.
Ce n’est évidemment pas tenable.
Il vaut mieux faire la paix avec son ennemi.
Il faut aimer son ennemi.
Je me remémore l’histoire des ces futurs mariés.
A la première rencontre, l’homme me dit « je ne veux pas qu’un tel soit là, je ne l’aime pas. ».
A la deuxième rencontre il réitère les mêmes propos.
Mais sa future femme lui dit : « Moi je l’aime ».
C’est le message de Jésus, Aimer jusqu’à l’impossible.
C’est ce que je tente de faire comme tous mes confrères en tant que prêtre.
Vous savez dans
nos villages il est courant de dire : « Je n’aime pas notre curé ». Un tel ne vous aime pas, puis de même pour un tel.
Mais en tant que prêtre, il nous faut dépasser cela et aussi les aimer.
C’est ce que nous tentons de faire.

Voilà la parole du Christ aujourd’hui.

Ayons aussi une petite pensée pour Marie-Antoinette, ancienne so
cxoise, qui nous a quitté il y a un peu plus d’un mois.
Marie Antoinette dont c’est la messe de communauté et pour laquelle nous prions en ce jour.

Amen.